L’oncogériatrie est un concept relativement
récent : il a été forgé à la fin des années
1980 par 2 précurseurs, l’un aux États-Unis,
L. Balducci de l’université de Tampa en Floride, et l’autre
en Italie, S. Monfardini, actuellement à l’université de
Milan. L’oncogériatrie se définit comme la prise en
charge globale de la personne âgée atteinte d’un cancer.
Elle comporte 2 approches simultanées, égales et
interactives : l’une oncologique (en fait cancérologique,
incluant l’hématologie maligne, car on entend par là
le rôle de l’oncologue médical, de l’hématologue, du
radiothérapeute, du chirurgien, du spécialiste d’organe
cancérologue) et l’autre gériatrique.
J.P. Droz
Malgré les origines latines, qui apparentent
étroitement aequalis,
“égal”, et equitas, “égalité”,
le mot équité s’est séparé très tôt de l’idée
d’“égalité”, qui suppose une mesure.
A. Rey
• Tumeurs germinales de mauvais pronostic : intensifier ou pas ? Mais surtout inclure dans les essais cliniques
• L’heure du profilage génomique est-elle
aussi celle du retour aux autopsies ?
• Où l’on parle encore du profilage
génomique
• Actualisation des données de survie concernant l’étude de phase III randomisée BA06-30894 (chimiothérapie néo-adjuvante
par CMV dans les tumeurs urothéliales)
• GEM : une signature
transcriptomique sélectionnant
les patients pouvant bénéfi cier
d’une CNA pour un carcinome
urothélial
• Un phénotype épigénétique
corrélant avec la voie des CIS
dans les tumeurs de la vessie :
une avancée clinique ?
• Carcinomes urothéliaux
et syndrome de Lynch
• Détection des cellules tumorales
circulantes chez les patients
souff rant d’un cancer de la vessie
avancé
• Étude prospective évaluant le rôle
pronostique et l’expression d’HER2
des CTC avant cystectomie
Coordination : Philippe Beuzeboc et Stéphane Oudard (Paris)
» L’évaluation gériatrique approfondie des patients âgés atteints de
cancer était associée à une modifi cation du plan de traitement
anticancéreux dans 21 % des cas lors de la discussion en réunion
de concertation pluridisciplinaire.
» Majoritairement, il s’agissait d’une diminution du traitement,
principalement avec décision d’orientation vers les soins de
support (80 % des cas).
» Le statut fonctionnel évalué par l’ADL (OR ajusté = 1,25 pour
chaque diminution de 0,5 point du score ADL ; IC95 : 1,04-1,49 ;
p = 0,016) et la dénutrition (OR ajusté = 2,99 ; IC95 : 1,36-6,58 ;
p = 0,007) étaient indépendamment associés à une modification
du plan de traitement anticancéreux.
P. Caillet, F. Canoui-Poitrine, J. Vouriot, M. Berle, N. Reinald, S. Krypciak, S. Bastuji-Garin, S. Culine, E. Paillaud
Dépister les patients ≥ 70 ans nécessitant une évaluation gériatrique
» Environ 10 % des patients présentant des tumeurs de la vessie
sont âgés de plus de 80 ans.
» À cet âge, les comorbidités (essentiellement cardiovasculaires
[> 40 %], respiratoires [10 %], neurologiques [10 %] et métaboliques
[10 %]) sont fréquentes (82 %).
» Histologiquement, ces formes sont volontiers de haut grade et
de stade élevé.
» La prise en charge thérapeutique se heurte aux problématiques
des morbidités associées, se révèle moins efficace et avec plus
d’effets indésirables que chez des patients moins âgés.
P. Camparo, E. Comperat
» Les tumeurs de la vessie infi ltrant le muscle (TVIM) sont plus
fréquentes chez les patients âgés.
» La résection endoscopique de la vessie et la cystectomie totale
chez les patients âgés justifi ent une maîtrise technique pour en
réduire la morbidité.
» Les principes carcinologiques du traitement chirurgical curateur
des TVIM sont les mêmes que chez le sujet jeune : cystectomie
totale avec curage ganglionnaire pelvien.
» Le choix de la dérivation urinaire après cystectomie doit être
guidé par l’expertise de l’urologue afi n d’assurer la morbidité
postopératoire minimale.
» Une évaluation gériatrique globale doit au mieux être réalisée
et les mesures correctives mises en place sans retarder l’acte
chirurgical.
Y. Neuzillet
» Une stratégie conservatrice vésicale par radio-chimiothérapie
après résection transurétrale de la vessie peut constituer une
alternative à la cystectomie chez des patients âgés, dans des
cas sélectionnés.
» Le taux de conservation vésicale à 5 ans varie de 42 à 80 % selon
les séries et le stade T.
» La qualité de vie après la radio-chimiothérapie est satisfaisante
pour près de 80 % des patients.
» Un schéma d’irradiation hypofractionnée en 2 séances
quotidiennes est bien toléré chez les patients âgés.
» Des essais de phases I/II récents, utilisant la gemcitabine,
rapportent des taux de rémission complète et de survie sans
progression satisfaisants.
M. Deberne, M. Housset
» Rares et hétérogènes sont les données dont nous disposons dans
la littérature sur les sujets âgés atteints d’une tumeur urothéliale.
» Le patient âgé peut être éligible à une chimiothérapie à base
de cisplatine.
» S’il ne l’est pas, l’alternative est : gemcitabine + carboplatine ou
gemcitabine seule.
» L’évaluation doit être faite au cas par cas, avec l’aide d’un
oncogériatre et d’outils d’évaluation gériatrique.
» Il est nécessaire de réaliser des essais prospectifs pour ce groupe
de patients en les stratifi ant selon des scores d’autonomie et de
comorbidités.
G. Roubaud, P. Beuzeboc
Le 25 août 1995, le New York Times annonçait dans un court communiqué le décès prématuré d’Alan Yagoda à l’âge de 60 ans au Columbia University Medical Center-Presbyterian Hospital des suites compliquées
d’une chirurgie abdominale.
P. Beuzeboc
N.M. Hahn a présenté les nouvelles thérapies en
développement dans les cancers de la vessie.
Son propos s’est concentré sur 5 points : les résultats
du ciblage de VEGF (Vascular Endothelial Growth
Factor), les inhibiteurs de mTOR (mammalian Target Of
Rapamycin), les inhibiteurs de FGFR (Fibroblast Growth
Factor Receptor), les immunothérapies anti-HER2 et les
nouveaux essais thérapeutiques non nécessairement
spécifi ques de certains agents.
P. Beuzeboc