Le mot latin attributio, d’où vient par
emprunt écrit le mot français, au
XIVe siècle, s’employait surtout en
droit, et renvoyait au verbe attribuere, du
radical tribus, désignant un groupe humain
d’origine commune – nous dirions communauté
plutôt que tribu –, groupe qui, avec
d’autres, constituait le peuple romain.
Alain Rey
» Le cabazitaxel : nouvelle lignée thérapeutique dans le cancer de
la prostate métastatique résistant à la castration chez des patients
résistants pendant ou après un traitement par docétaxel.
» Augmentation de la survie globale de 2,4 mois avec le cabazitaxel
après docétaxel.
» Contrôler la numération formule sanguine (neutropénie) et prévenir
les troubles digestifs.
» Prescrire systématiquement un facteur de croissance
hématopoïétique en cas d’administration de cabazitaxel chez les
patients à haut risque de neutropénie fébrile.
» Mieux défi nir la population pouvant bénéfi cier d’un traitement par
cabazitaxel dans le contexte des nouvelles molécules dans cette
indication (acétate d’abiratérone et, très prochainement sans doute,
MDV3100 et TAK-700).
S. Oudard
» La radiothérapie métabolique permet l’irradiation de l’ensemble
des métastases osseuses avec l’administration intraveineuse de
radiopharmaceutiques à tropisme osseux tels que le radium-223
(223Ra), appelé Alpharadin®.
» Le 223Ra irradie les lésions osseuses en émettant des particules α
à haut pouvoir ionisant.
» Les études cliniques ont montré de faibles toxicités médullaire
et digestive du 223Ra.
» Une étude de phase III évaluant l’Alpharadin® vient de montrer
un avantage signifi catif en survie globale dans le cancer de la
prostate avec métastases osseuses symptomatiques, résistant
à la castration.
A.L. Giraudet, L. Champion, O. Madar, V. Edeline, A. Belly-Poinsignon, A. Pecking, P. Beuzeboc, J.L. Alberini
Au cours de la dernière décennie, une véritable révolution
thérapeutique a eu lieu dans le traitement du cancer de la prostate
métastatique résistant à la castration (CPMRC) avec l’avènement
du docétaxel en 2004 et, en 2011, de l’acétate d’abiratérone et du
cabazitaxel. Le ciblage des localisations secondaires osseuses via
l’acide zolédronique et, plus récemment, celui du dénosumab, qui a
permis une réduction de l’incidence des événements osseux sévères
secondaires aux métastases, renforcent l’arsenal thérapeutique.
En parallèle, la recherche de nouvelles cibles ainsi que la meilleure
compréhension des voies de signalisation impliquées dans le
développement du cancer ont permis d’envisager Src et la famille
des Src-kinases comme une nouvelle cible, inhibée en particulier
par le dasatinib. Cet inhibiteur de tyrosine kinase de deuxième
génération, approuvé dans le traitement des leucémies myéloïdes
chroniques après échec de l’imatinib, a de façon logique été testé
dans le cadre d’essais thérapeutiques de phase I-II, en monothérapie
ainsi qu’en combinaison avec l’association docétaxel + prednisone
chez des patients atteints d’un CPMRC. Cette combinaison a été
comparée à un placebo dans le cadre d’un essai randomisé de
phase III, désormais fermé aux inclusions et dont les résultats sont
en attente. Si l'effi cacité du dasatinib se confi rme dans le traitement
du CPMRC en association avec le docétaxel, sa combinaison avec
d’autres molécules telles que l’acétate d’abiratérone, l’agent
prometteur qu’est le MDV3100, ainsi que le dénosumab devra faire
l’objet de nouveaux essais.
M. Gross-Goupil
L’inhibition spécifique de l’endothéline 1 a un rôle dans les
cancers de la prostate résistants à la castration, spécifi quement
dans les métastases osseuses ostéoblastiques. Les résultats
fi naux des études portant sur les antagonistes du récepteur A
de l’endothéline 1, l’atrasentan et le zibotentan, n’ont pas montré
de bénéfi ce en survie globale.
P. Beuzeboc
La néo-angiogenèse a été identifi ée comme une voie oncologique
importante dans le cancer de la prostate métastatique en phase de
résistance à la castration. Ces observations ont ouvert la voie des
thérapeutiques antiangiogéniques dans cette indication. Cette revue
reprend les diff érentes thérapies antiangiogéniques développées dans
le cancer de la prostate et leurs résultats cliniques.
L. Albiges, C. Massard
Dans une étude de phase II randomisée, le cabozantinib, double
inhibiteur de MET et de VEGFR-2, permet d’obtenir, dans les cancers
de la prostate métastatiques résistants à la castration, avec un
profi l de tolérance similaire aux autres inhibiteurs de tyrosine
kinase anti-VEGFR :
• 68 % de contrôle objectif (RO + stabilisation) à 12 semaines ;
• 74 % de régression des cibles mesurables ;
• 76 % de résolution complète ou partielle des foyers
d’hyperfi xations à la scintigraphie osseuse ;
• 67 % d’amélioration chez les patients présentant des douleurs
en début de traitement ;
• 29 semaines de SSP médiane.
G. Gravis
» La clustérine sécrétée est augmentée dans les cancers de la
prostate réfractaires.
» OGX-011 est un antisens ciblant la clustérine.
» OGX-011 a une activité biologique dans le traitement néo-adjuvant
du cancer de la prostate.
» Les essais de phase II en première et deuxième ligne en
combinaison avec le docétaxel ont montré que l’association était
faisable et avait une activité clinique.
» Deux essais de phase III en combinaison, en première et deuxième
ligne, sont en cours.
N. Houédé, P. Pourquier
» Grande spécifi cité pour le CYP17.
» Inhibiteur enzymatique non stéroïdien.
» Profil de toxicité favorable, pas de dose limitante toxique
retrouvée.
» Profil d’activité séduisant en phase d’hormonorésistance
chimionaïve.
S. Ropert
L’acétate d’abiratérone (Zytiga®) est indiqué en association
avec la prednisone ou la prednisolone dans
le traitement du cancer métastatique de la prostate
résistant à la castration chez les hommes adultes dont
la maladie a progressé pendant ou après une chimiothérapie
à base de docétaxel.
Dr N. Charbonnier
Chercheur passionné, homme de conviction, le
pharmacien et chimiste Pierre Potier (1934-2006)
fut, par ses travaux, à l’origine de la découverte
de 2 agents thérapeutiques majeurs, la vinorelbine et le
docétaxel.
M. Le Roux
Les carcinomes neuroendocrines constituent des
formes histologiques agressives de cancers de la
prostate. Le cas présenté ici illustre les particularités
cliniques de ces formes anatomopathologiques
rares.
P. Camparo
• Facteurs de risque
• Cancer de la prostate localisé
• Cancer de la prostate résistant
à la castration
P. Beuzeboc, S. Oudard